feat(rag): corpus psychoéducation FR étendu à 18 fiches (corpus-seed-r2)

Le « corpus de Damien » (/opt/Kazeia/Kaz/knowledge_base) s'est révélé être des
fichiers de test de la machinerie RAG (licornes, Wikipédia Musk, scrape Tomatis)
— aucune valeur clinique. Corpus écrit ici à la place : +12 fiches (crise
d'angoisse, pensées automatiques, émotions, estime de soi, auto-compassion,
colère, deuil, stress, relaxation musculaire progressive, pleine conscience,
anxiété sociale, demander de l'aide) en plus des 6 existantes.

Lignes éditoriales (README) : une fiche = un thème + une technique concrète,
~1 chunk (maxChars=1200), vouvoiement neutre, jamais de médication/diagnostic/
crise suicidaire (CrisisGuard gère la crise hors LLM). À valider par le
clinicien avant activation patient.

Publié : composant catalogue rag_corpus → corpus-seed-r2, catalog v4 en ligne.

Co-Authored-By: Claude Opus 4.8 (1M context) <noreply@anthropic.com>
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# Corpus seed RAG (psychoéducation FR)
Corpus de DÉPART pour le RAG Kazeia — contenu standard et sûr (hygiène du sommeil,
respiration, ancrage 5-4-3-2-1, activation comportementale, rumination, solitude).
**À curer/étendre par le clinicien.** En prod il est distribué via le catalogue
Nextcloud et déposé sous `.../kazeia/rag_corpus/` ; l'app l'ingère au 1er démarrage
si la base RAG est vide (ou via l'intent `rag_ingest`).
Corpus de DÉPART pour le RAG Kazeia — contenu standard et sûr, 18 fiches (~1 chunk
chacune, Chunker maxChars=1200) : sommeil, respiration, ancrage 5-4-3-2-1, activation
comportementale, rumination, solitude, crise d'angoisse, pensées automatiques,
émotions, estime de soi, auto-compassion, colère, deuil, stress, relaxation
musculaire progressive, pleine conscience, anxiété sociale, demander de l'aide.
Lignes éditoriales : une fiche = un thème + une technique concrète ; vouvoiement
neutre (matériau de référence injecté dans le prompt, pas la voix de Kazeia) ;
JAMAIS de médication, de diagnostic ni de gestion de crise suicidaire (la crise est
gérée en dur par CrisisGuard, hors LLM). Les fiches orientent vers un professionnel
quand c'est pertinent.
**À curer/valider par le clinicien (Damien) avant activation patient.**
En prod il est distribué via le catalogue Nextcloud et déposé sous
`.../kazeia/rag_corpus/` ; l'app l'ingère au 1er démarrage si la base RAG est vide
(ou via l'intent `rag_ingest`). Ce dossier `docs/rag_corpus_seed/` est la source
canonique (versionnée) ; `kazeia-dist/rag_corpus/` n'en est que la copie publiée.
Modèle d'embedding : `multilingual-e5-small` (384-dim, préfixes query:/passage:).

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Anxiété sociale et évitement. La peur du regard ou du jugement des autres pousse à éviter les situations sociales : refuser une invitation, se taire en groupe, fuir les regards. L'évitement soulage sur le moment mais renforce la peur à long terme — il confirme au cerveau que la situation était dangereuse. Le chemin inverse est l'exposition progressive : dresser une liste de situations classées de la moins à la plus difficile, et s'exposer régulièrement à la première marche jusqu'à ce qu'elle devienne gérable, avant de passer à la suivante. Rester dans la situation assez longtemps pour sentir l'anxiété redescendre d'elle-même. Après coup, noter ce qui s'est réellement passé plutôt que ce qu'on craignait : l'écart entre les deux est l'apprentissage. Les autres remarquent beaucoup moins nos signes de gêne qu'on ne l'imagine.

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Auto-compassion. L'auto-compassion consiste à se traiter soi-même avec la même bienveillance qu'on offrirait à un ami en difficulté. Elle repose sur trois appuis : la gentillesse envers soi plutôt que le jugement ; reconnaître que souffrir, échouer, douter font partie de l'expérience humaine commune — on n'est pas seul ni anormal ; et observer sa douleur avec un peu de recul, sans s'y noyer ni la nier. Exercice : dans un moment difficile, poser une main sur le cœur et se dire « c'est un moment douloureux ; d'autres vivent cela aussi ; puis-je être doux avec moi-même ? ». L'auto-compassion n'est pas de la complaisance : les recherches montrent qu'elle augmente la motivation et la capacité à rebondir après un échec.

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Gérer la colère. La colère est une émotion normale qui signale qu'une limite ou une valeur a été heurtée. Elle devient un problème quand elle explose ou qu'elle est ravalée systématiquement. Au moment de la montée : repérer les signes physiques (chaleur, mâchoires serrées, voix qui monte) et s'accorder un temps de pause — quitter la pièce quelques minutes, respirer lentement, marcher. Décider de revenir sur le sujet à froid n'est pas fuir : c'est se donner les moyens d'être entendu. À froid, exprimer le besoin derrière la colère avec des messages en « je » : « je me suis senti ignoré quand… j'aurais besoin que… » plutôt que des reproches en « tu ». Si la colère déborde régulièrement ou fait peur à l'entourage, en parler à un professionnel aide à en reprendre le contrôle.

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Crise d'angoisse (attaque de panique). Une crise d'angoisse est une montée brutale de peur intense accompagnée de sensations physiques fortes : cœur qui s'emballe, souffle court, vertiges, tremblements, impression d'étouffer ou de perdre le contrôle. Ces sensations sont très impressionnantes mais ne sont pas dangereuses : une crise atteint son pic en quelques minutes puis redescend toujours, même sans rien faire. Lutter contre la crise ou fuir la situation tend à renforcer la peur des prochaines crises. Ce qui aide : reconnaître « c'est une crise d'angoisse, elle va passer », ralentir l'expiration, s'ancrer dans le présent par les cinq sens, et laisser la vague monter puis redescendre sans la combattre. Si les crises se répètent, en parler à un professionnel de santé permet de les traiter efficacement.

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Demander de l'aide professionnelle. Consulter un médecin, un psychologue ou un psychothérapeute n'est pas un signe de faiblesse : c'est une démarche active de soin, comme consulter pour une douleur physique persistante. Quelques repères qui indiquent qu'un accompagnement aiderait : une souffrance qui dure depuis plusieurs semaines, un retentissement sur le sommeil, l'appétit, le travail ou les relations, un isolement qui s'installe, ou le sentiment de tourner en rond malgré ses efforts. Le médecin traitant est souvent la porte d'entrée la plus simple : il connaît le parcours et peut orienter. Préparer la consultation en notant ses difficultés concrètes aide à ne rien oublier. Un suivi psychologique demande parfois d'essayer plus d'un praticien avant de trouver la bonne personne : c'est normal, et cela vaut l'effort.

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Deuil et perte. Le deuil ne suit pas un parcours linéaire avec des étapes fixes : il avance par vagues. Tristesse, colère, culpabilité, soulagement, moments d'apaisement puis rechutes — toutes ces réactions sont normales, parfois le même jour. Il n'y a pas de durée « correcte » ni de bonne manière de faire son deuil. Ce qui aide : s'autoriser à ressentir sans se juger, parler du défunt et des souvenirs, maintenir un minimum de routine (repas, sommeil, sorties), accepter le soutien des proches même brièvement. Les dates anniversaires ravivent souvent la douleur : c'est attendu, pas une rechute. Si, après plusieurs mois, la douleur reste aussi envahissante qu'au début et empêche de vivre, un accompagnement spécialisé du deuil peut apporter un vrai soulagement.

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Nommer ses émotions. Mettre des mots précis sur ce que l'on ressent — tristesse, colère, honte, peur, déception, frustration — réduit en soi l'intensité de l'émotion : le cerveau traite mieux ce qu'il peut nommer. Une émotion est un signal, pas un ennemi : la tristesse signale une perte, la colère une limite franchie, la peur un danger perçu. Chercher à supprimer une émotion la renforce souvent ; l'accueillir comme une vague qui monte puis redescend lui permet de passer. Exercice simple : trois fois par jour, s'arrêter et compléter « là, maintenant, je ressens… parce que… ». Avec la pratique, on distingue mieux les nuances, et on choisit mieux comment y répondre plutôt que de réagir à chaud.

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Estime de soi et autocritique. Une voix intérieure dure (« je suis nul », « je n'y arriverai jamais ») abîme l'estime de soi et coupe l'élan. Cette voix se présente comme lucide, mais elle est partiale : elle retient les échecs et efface les réussites. Pour rééquilibrer : noter chaque jour une chose faite correctement, même petite, et une qualité dont on a fait preuve. Se juger sur des actions précises (« j'ai raté ce dossier ») plutôt que sur sa personne entière (« je suis un raté »). Remplacer l'exigence de perfection par un objectif de progrès. L'estime de soi se reconstruit par l'accumulation de petites preuves concrètes, pas par la volonté de penser positif.

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Pensées automatiques et recul. Face à une situation, des pensées surgissent d'elles-mêmes, rapides et souvent négatives : « je vais échouer », « personne ne m'apprécie », « c'est ma faute ». Ces pensées automatiques semblent vraies sur le moment, mais ce sont des interprétations, pas des faits. Quelques pièges fréquents : tout voir en noir ou blanc, généraliser à partir d'un seul événement (« toujours », « jamais »), lire dans les pensées des autres, prédire le pire. Pour prendre du recul : noter la pensée telle quelle, puis se demander « quels faits l'appuient ? quels faits la contredisent ? que dirais-je à un ami qui penserait cela ? ». Formuler ensuite une pensée plus juste et nuancée, même imparfaite, suffit souvent à faire baisser l'émotion d'un cran.

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Pleine conscience au quotidien. La pleine conscience consiste à porter intentionnellement son attention sur le moment présent, sans jugement. Elle s'entraîne par de courts exercices : observer sa respiration pendant deux minutes, et chaque fois que l'esprit part — c'est normal et attendu — le ramener doucement au souffle, sans se reprocher la distraction. Ramener l'attention est l'exercice, pas un échec. On peut aussi pratiquer en marchant (sentir les appuis des pieds), en mangeant (goûts, textures), en se lavant les mains (l'eau, la température). Avec la régularité, on apprend à observer ses pensées et émotions comme des événements passagers plutôt que de se laisser embarquer par eux. Mieux vaut deux minutes chaque jour qu'une longue séance occasionnelle.

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Relaxation musculaire progressive. L'anxiété et le stress s'accompagnent de tensions musculaires souvent inaperçues : épaules remontées, mâchoires serrées, ventre noué. La relaxation musculaire progressive consiste à contracter volontairement un groupe musculaire pendant cinq secondes, puis à le relâcher d'un coup en portant attention à la détente pendant une dizaine de secondes. Parcourir le corps dans l'ordre : mains et avant-bras, bras, épaules, visage, nuque, ventre, jambes, pieds. Le contraste contraction-relâchement apprend au corps à reconnaître puis à relâcher la tension. Dix à quinze minutes, assis ou allongé, idéalement chaque jour au début. Pratiquée le soir, elle facilite aussi l'endormissement.

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Faire face au stress. Le stress est la réponse du corps à une demande perçue comme dépassant nos ressources. Face à une situation stressante, deux voies se complètent. Quand on peut agir sur le problème : le découper en petites étapes concrètes, traiter la première, et seulement elle. Quand on ne peut pas agir (attente, incertitude, décision d'autrui) : prendre soin de l'émotion — respiration lente, activité physique, parler à quelqu'un, se changer les idées sans culpabiliser. Demander « est-ce sous mon contrôle ? » oriente vers la bonne voie. Le stress chronique s'entretient par le manque de sommeil, l'excès de caféine et l'isolement : protéger ces trois piliers est déjà une stratégie anti-stress. Des pauses brèves mais régulières préviennent mieux l'épuisement qu'un long repos tardif.